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13.03.13 : le jour où tout a basculé

13.03.13 : le jour où tout a basculé

Roman à l’eau de rose ou film d’action ? Une rentrée à Sciences Po, c’est bien plus que cela. Sarah Dalisson, passée de l’euphorie d’être accepté à la réalité de devoir passer un bac et un abitur, nous avoue qu’elle rêve même de sa future école. Une nouvelle ère commence… « Nancy, me voilà ! »

Ça fait un peu titre de roman à l’eau de rose, ou de film d’action à succès. Pour moi, c’est simplement le jour où j’ai su ce que j’allais faire de mes cinq prochaines années. Le jour où j’ai intégré la grande communauté des Sciences Potes. Et pourtant j’ai eu du mal à l’ouvrir, ce mail ! Sur tout le chemin en rentrant chez moi je me demandais : « je l’ouvre ou je ne l’ouvre pas... ? » Ce n’est qu’une fois chez moi que j’ai osé, encouragée par mon père. Grand moment. Grande émotion. Pour moi tout avait changé alors que le monde continuait de tourner comme si de rien n’était. Alors que moi j’avais envie de crier, de chanter, de danser, d’embrasser le monde entier. Après trois années d’Abibac intenses et éprouvantes, bien qu’elles constituent les trois meilleures années de ma vie, et après avoir écouté mes chers professeurs d’allemand me dire, dans leur délicatesse habituelle, que je n’aurais jamais le campus de Nancy de Sciences Po, et après avoir passé des mois à écouter inlassablement des revues de presse et à lire le courrier international pendant des semaines ; après avoir fait des dizaines de fiches, versé quelques larmes et fait des kilomètres en train pour passer toute sorte de concours, j’avais ma première réponse, et elle était positive. Mieux encore, il s’agissait de Nancy. Mon premier choix, l’objet de mes plus grands espoirs : j’y étais. L’accomplissement de trois ans d’efforts, enfin.

Après l’euphorie, il fallait redescendre sur terre. Passer le BAC, passer l’Abitur (et l’avoir…). Il fallait penser à trouver un logement, et… passer les derniers mois avec tous ceux que j’aime. Se dire qu’il fallait quitter tout ce que j’avais construit en 18 ans. Moi, qui attendais simplement de pouvoir partir de chez moi, j’étais peu à peu effrayée par ce départ. Et puis il y a eu l’Abistreich, les projets de vacances, de soirées, les derniers jours de cours, l’Abitur, tout ça, tout ce qui te rappelle que tu vas avoir à quitter un tas de gens formidables. Alors tu commences à te poser plein de questions stupides, tu doutes de tout, tu doutes de toi. Et puis…

Et puis tu commences à parler avec des Sciences Potes, tu trouves des colocs’ géniales, et c’est reparti. Tu retrouves l’euphorie du départ, tu sais que ça va être dur, mais tu es persuadée que c’est un merveilleux voyage qui s’annonce. Comme l’Abi mais en dix fois mieux. Et puis mince, Sciences Po quoi ! Alors tu regardes toutes les vidéos des différents événements, tu baves devant les photos des Collégiades, tu passes des heures sur Facebook à lire les publications sur le groupe, à regarder la tête de tes futurs confrères, à raconter des bêtises à tes colocataires, à commenter des publications au lieu de réviser ton bac… T’en fais même des rêves la nuit !

Tu comptes les jours, tu organises tout, tu fais, défais et refais tes cartons ; tu as peur d’oublier des choses alors que tu sais que tu emportes tout un tas de trucs inutiles. Tu choisis avec soin les photos que tu vas emporter, te replongeant dans les souvenirs de ces dernières années. Or, tu penses aussi à tout ce que tu vas vivre, la vie étudiante, l’indépendance, les week-ends intercampus, les soirées, les projets co, les sorties, tout ça… Tout ce dont tu rêves depuis tellement d’années !

Alors oui, ça va être dur de devoir quitter cette vie ancienne qui est désormais derrière moi, mais c’est une nouvelle aventure, une nouvelle vie, une nouvelle page qui s’ouvre à moi… Nancy me voila !

Par Sarah Dalisson

Juli 3rd, 2013 @ 00:03

Dans: Bizuths

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